Baltazar Montanaro : violon baryton
Zabou Guérin : accordéon 
Bayan

La complicité entre Zabou Guérin et Baltazar Montanaro est évidente. Elle permet un dialogue instinctif qui explore la matière sonore aux confins des musiques classiques, expérimentales, jazz, traditionnelles, bluegrass et tzigane, dans un seul et même souffle : comme un plan séquence qui traverserait toute l’histoire du cinéma en une heure. L’accordéon Bayan, imposant et sensible, surprend par sa finesse tandis que le violon baryton s’amuse tout en habileté et variations. Ensemble, ils creusent la texture du son avec une liberté et une écoute rares. On est traversé·e par une énergie brute, une sensualité et une sincérité qui redonnent toute sa place au présent.

La Traversée s’envisage comme une expérience d’écoute immersive et acoustique. Le public est invité à s’asseoir, voire s’allonger, idéalement dans une scénographie circulaire, avec les musicien·nes au centre. La proposition s’adapte aussi à d’autres configurations, tout en conservant cette proximité.

ÉCOUTER L'ALBUM

©Pascal Seher

Né en 1983 dans le Var (83), il débute le violon à l’âge de 9 ans. Baltazar est un joueur de violon mais aussi un chercheur. Il cherche le souffle et le mouvement dans des sons originaux, se servant de la technique comme outil de recherche sonore et exagérant ses bases classiques pour leur donner une âme propre et nouvelle.
Son répertoire et son jeu s’inspirent de ses origines hongroises par des bribes de mélodies traditionnelles et de techniques propres à l’Europe Centrale. La multiplicité de ses collaborations lui ont permis de développer une esthétique qui intégré chaque fois d’autres styles musicaux. L’originalité de son jeu et sa préoccupation pour le public lui permettent de mêler divers courants musicaux et d’entraîner son auditoire dans son exploration, en utilisant la puissance de la matière sonore pour enclencher le mouvement des corps.

©Pascal Seher

©Pascal Seher

Quasiment né·e avec un accordéon dans les bras, Zabou passe son enfance dans le restaurant de ses parents où régulièrement les soirées finissent festives avec toutes sortes d’artistes ou simplement sa mère faisant chanter la clientèle. D’abord rejetant cet instrument, iel va découvrir le Bayan, cet accordéon au timbre feutré, à la main gauche mélodique pouvant jouer aussi bien du baroque, des réductions d’orchestre, des musiques traditionnelles ainsi que des musiques plus modernes. C’est le coup de foudre, impossible pour iel de choisir un style, que ce soit en soliste ou en groupe, Zabou joue ce qu’il lui plait, à sa façon, reprenant parfois des oeuvres écrites pour Bayan sans y toucher, d’autres fois transformant des airs qui l’inspire ou encore composant pour différents projets. Ce qui l’intéresse le plus : la rencontre. Mêler les timbres, les styles, les différents univers musicaux mais aussi les disciplines, toujours à la découverte de nouveaux horizons.